Ça marche chez l’athlète humain !
Les nutritionnistes humains font consommer aux sportifs une grande quantité de féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre) 3 jours avant une compétition. Les féculents chez l'homme sont comparables aux céréales chez les chevaux. Pendant trois jours, un sportif humain stocke dans son foie une réserve d'énergie (glycogène hépatique) qu'il utilisera lors de la compétition. Dans le cas contraire, l'humain qui n'aura pas fait ce régime hyper énergétique souffrira de la « fringale qui coupe les jambes », l'hypoglycémie. |
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Pas chez le cheval !
Le cheval n'est pas capable d'absorber et de digérer correctement ces apports de nourritures supplémentaires. Au contraire, cela va provoquer un dérèglement de sa flore digestive. C'est dans ses réserves corporelles (glycogène) et dans son gros intestin (Acides Gras Volatils) que le cheval puise son énergie. Il ne peut pas la stocker dans son foie comme le fait l'homme.
Exemple d'un cheval qui travaille de façon spécialement intense le samedi et le dimanche. Dans cet exemple imaginons qu'il soit au repos le lundi. Dès le dimanche soir, et toute la journée du lundi, il est recommandé de baisser sensiblement sa ration. Cela évite de provoquer l'accident alimentaire, la fameuse « maladie du lundi ». Ne distribuer à nouveau la ration habituelle qu'après que le travail quotidien ait repris normalement. Le mardi midi par exemple.
Un cheval ne souffre jamais de la fameuse « fringale du sportif »
Alors quand changer la ration ? C'est par l'observation et la bonne connaissance de sa propre cavalerie que l'on peut juger s'il faut ou non augmenter ou baisser la ration. En règle générale, on n'interviendra que :
- dans le cas où un changement important du travail est prévu dans le mois qui suit,
- dans le cas où un cheval a perdu ou pris du poids de façon visible. Si le niveau de travail subit un changement passager, il y aura plus de risques à modifier le niveau énergétique de la ration qu'à laisser à l'organisme du cheval le temps de réguler un léger excès énergétique, voir un déficit passager qui n'auront aucune conséquence. |
Les conséquences santé et performances :
Un rationnement irrégulier n'est pas forcément très grave ou très spectaculaire, mais peut fragiliser la flore intestinale et limiter la performance du cheval. La fragilisation de la flore intestinale aura surtout pour conséquence de rendre le cheval plus réceptif à une attaque microbienne pathogène, ou à un développement anarchique de sa flore microbienne bénéfique.
Avant de procéder à une modification de la ration existante, pensez à vous poser les bonnes questions :
- Est-ce vraiment utile ?
- Ai-je laissé passé un mois depuis le dernier changement de ration ? |